Les services d'une ville à la campagne

Ville de Tinténiac - Les services d'une ville à la campagne



Histoire

Ruine


Une présence humaine sur la portion de territoire aujourd’hui connue sous le nom de Commune de Tinténiac remonte à une période très ancienne.
Jusqu’aux fouilles effectuées en 1989 sur le tracé de la nouvelle voie routière Rennes-Saint Malo, il était admis que cette région était habitée de façon continue, sauf les aléas de l’histoire à l’époque des invasions saxonnes, fin Ve siècle et début VIe siècle, depuis 2000 ans au moins, les Romains lors de la conquête de la Gaule s’étant établi dans toute cette région qu’ils organisèrent, et y créant sur ses terres riches, de grands domaines agricoles avec «villas » confiés à un gaulois. Un tel domaine se trouve à l’origine de la Bourbansais, sur la commune proche de Pleugueneuc, où l’on retrouve dans le plan actuel les traces des fossés romains qui limitaient la propriété, quadrilatère correspondant sensiblement à 777 de nos mètres actuels, ainsi qu’à Tinténiac et Québriac. Une épée de bronze fut trouvée lors des terrassements effectués au XIXe siècle pour le canal d’Ille-et-Rance.

Les fouilles qui furent réalisées dans le deuxième semestre 1989 à l’occasion des terrassements de chaussée de la nouvelle route Rennes-Saint Malo, sur le site de la Cocherais, à quelques centaines de mètres au Nord-Ouest de l’agglomération actuelle, firent découvrir un village d’époque carolingienne, avec son réseau de fossés, délimitant plusieurs lots comprenant des habitations, des lieux communs pour les activités domestiques, des parcelles de culture, village qui semble avoir été abandonné vers la fin du Xe siècle.

Le Cartulaire de l’Abbaye Saint-Georges de Rennes, dont Tinténiac allait dépendre, prend alors le relais des preuves et nous apprend que le duc Alain III de Bretagne fît diverses donations à cette abbaye qu’il avait fondée vers 1028, dont notamment un bourg nommé « Tinteniacum » et d’une certaine importance, puisque qualifié de « non exiguum », dans la charte de 1032. Nous sommes désormais dans la période historique et nous pouvons suivre la vie de cette localité.

Si nous remontons plus loin dans le temps, nous savons que cette région fut habitée à l’époque préhistorique, qui avait laissé à la limité des communs de Tinténiac et Saint-Symphorien, un menhir connu sous le nom de « Table du Diable », et près le village de la Bigottière, un tumulus dit « la Butte du Pré d’Abas », ces deux vestiges ayant été ruinés par la main de l’homme au XXe siècle. Et les fouilles évoquées ci-dessus, à la Cocherais, ont permis de découvrir deux fosses cylindriques ayant servi de dépotoirs et contenant un ensemble relativement important d’objets et outils en pierre et de céramiques de l’époque Néolithique moyenne.

Cette longue présence humaine assurée, quelle est l’origine du nom de Tinténiac ? Il était généralement admis que ce nom avait pour origine le personnage gaulois que les Romains avaient mis à la tête de ce pays lors de la conquête de la Gaule, qui d’après l’Abbé Bossard, auteur d’une monographie sur notre paroisse, aurait changé son nom celtique contre un nom romain, et se serait appelé « TITINIUS », « TINTINIUS » ou « TINTENIUS », nom qui serait ensuite passé de la personne à la propriété, et conservé pour toute la petite région, dont aujourd’hui la commune de TINTENIAC, qui en était le chef-lieu.. Ce nom romain, à la suite de l ‘arrivée des Bretons, dès la seconde moitié du VIe siècle, fut modifié dans sa finale, le suffixe celtique « acus » remplaçant la finale « ius ». conformément à la philologie, nous perpétuerions ainsi le souvenir de ce personnage.



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